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LE PARCOURS

Entre deux océans, l’aventure extrême

Le Dakar 2009 part à la découverte d’un continent, l’Amérique du Sud, qui offre des possibilités illimitées aux amateurs de grands espaces. L’aller-retour jusqu’à Buenos Aires, en passant par Valparaiso, constitue un défi dans lequel les sportifs les plus endurants trouveront leur compte et tiendront une opportunité de se distinguer. Avec un kilométrage de spéciale d’environ 6 000 kilomètres, et des difficultés réparties sur l’ensemble du parcours, la lutte pour le titre restera longtemps indécise.

ARGENTINE - CHILI

 

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DATE DÉPART ARRIVÉE LIAISON SPÉCIALE LIAISON TOTAL
03/01/09 Buenos Aires Sta Rosa de la Pampa 196 km 371 km 166 km 733 km
04/01/09 Sta Rosa de la Pampa Puerto Madryn 0 km 237 km 600 km 837 km
05/01/09 Puerto Madryn Jacobacci 70 km 616 km 8 km 694 km
06/01/09 Jacobacci Neuquen 4 km 459 km 25 km 488 km
07/01/09 Neuquen San Rafaël 173 km 506 km 84 km 763 km
08/01/09 San Rafaël Mendoza 76 km 395 km 154 km 625 km
09/01/09 Mendoza Valparaiso 80 km 419 km 317 km 816 km
10/01/09 Journée de repos
11/01/09 Valparaiso La Serena 245 km 294 km 113 km 652 km
12/01/09 La Serena Copiapo 88 km 449 km 0 km 537 km
13/01/08 Copiapo Copiapo 20 km 666 km 0 km 686 km
14/01/08 Copiapo Fiambala 20 km 215 km 445 km 680 km
15/01/08 Fiambala La Rioja 4 km 253 km 261 km 518 km
16/01/08 La Rioja Cordoba 161 km 545 km 47 km 753 km
17/01/08 Cordoba Buenos Aires 224 km 227 km 341 km 792 km
18/01/08 Buenos Aires Buenos Aires 0 km 0 km 0 km 0 km
TOTAL 1 361 km 5 652 km 2 561 km 9 574 km

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Une gamme complète

L’étendue de l’Argentine, avec plus de 3 500 kilomètres du nord au sud, confère au pays le statut « d’autre géant » du continent. Sur un territoire marqué par les contrastes naturels et culturels, les distances y sont toujours longues : nous sommes dans le registre de l’immensité. Pour les voyageurs, les amateurs de cartes et précisément les amoureux du rallye-raid, l’étude des lieux fait sans cesse jaillir des idées. En Argentine, les concurrents du Dakar 2009 ont l’assurance de s’attaquer à une épreuve d’endurance extrême.

S’il ne s’agit pas tout à fait d’un « Tour d’Argentine », la boucle proposée, en partance et à destination de Buenos Aires, donnera l’occasion aux pilotes de s’exprimer sur toute une gamme de terrains. En mettant dans un premier temps cap au sud, les fidèles du rallye retrouveront des pistes rapides, avec des kilométrages importants dès les premiers jours de course. Après avoir goûté au « dur », les pilotes trouveront aussi du « mou ». Sur le trajet du retour, plusieurs étapes sablonneuses permettront aux experts du franchissement d’abattre leurs cartes. Au total, les équipages qui arriveront au bout auront visité dix des vingt-trois provinces du pays : il y en aura pour tous les goûts.

Les provinces traversées

  • Buenos Aires - Capitale fédérale
  • Province de Buenos Aires
  • La Pampa
  • Rio Negro
  • Chubut
  • Neuquén
  • Mendoza
  • Catamarca
  • La Rioja
  • Cordoba
  • Santa Fe

 

Un peu d’histoire

L'Argentine

Avec près de 3 500 km de distance entre la frontière bolivienne et les extrémités de la Terre de Feu, l’Argentine a la carrure d’un État-continent. Son étendue, sur l’axe nord-sud comme sur la ligne est-ouest, donne plusieurs visages au pays. Sur le plan du climat, du relief ou du mode de vie, c’est la variété qui caractérise les nombreuses régions qui forment l’Argentine. Terre d’accueil des Espagnols lors des premières vagues d’immigration au XVIe siècle, puis de nombreux Italiens, Allemands et Français, attirés par la prospérité de la capitale au XIXe siècle, l’Argentine a procédé à travers les époques à l’invention d’un modèle culturel à part, auquel les Européens s’acclimatent aisément.

L’Argentine et le sport

Le pays tout entier vit au rythme de la sélection Albiceleste, victorieuse à deux reprises de la Coupe du Monde, en 1978 et en 1986, et également quatorze fois titrée en Copa America. Si l’icône du sport national reste Diego Maradona, c’est pourtant la bande de Passarella, Ardiles et Kempes qui conduisit pour la première fois les bleus et blanc au succès planétaire. Et c’est l’attaquant Gabriele Battistuta, Batigol, emblème de l’après Maradona, qui détient le record de buts en sélection (56). La passion pour le football n’attend pas les grandes échéances internationales pour s’exprimer. Le derby de Buenos Aires, entre Boca Juniors et River Plate, dans le stade de la Bombonera, est considéré comme le plus chaud de la planète.

Plusieurs autres ambassadeurs ont nourri les unes des gazettes sportives du monde entier, à commencer par Guillermo Vilas, pionnier de l’école argentine de tennis, qui fait des ravages sur terre battue. Si elle n’est pas parvenue à s’illustrer, comme son aîné, à Roland-Garros, Gabriela Sabatini s’est en revanche imposée à l’US Open en 1990. Chez les hommes, Gaston Gaudio a quant à lui brandi la coupe des Mousquetaires en 2004, 27 ans après son mentor, dans une finale 100% argentine contre Guillermo Coria.

La fierté patriotique des Argentins a également trouvé à s’exprimer lors des Jeux Olympiques d’Athènes, où leur équipe de basket, menée par Manu Ginobili, a terrassé les favoris américains, puis les Italiens, pour remporter la médaille d’or. Toujours en bleu et blanc, ce sont les Pumas qui ont perturbé la hiérarchie internationale du rugby en terminant à la troisième place de la coupe du monde disputée en France en 2007.

En sports mécaniques, c’est bien entendu Juan-Manuel Fangio, quintuple champion du monde de F1 dans les années 50, qui demeure le pilote de référence dans l’histoire du pays. Son successeur est toujours attendu, mais le maître a fait beaucoup d’émules puisque, toutes disciplines confondues, la fédération argentine de sports automobiles compte parmi les plus importantes du monde. En rallye raid, le rendez-vous du Por las Pampas s’est installé comme une des dates importantes de la saison. À son palmarès, figurent notamment Luc Alphand, Jean-Louis Schlesser, Bruno Saby ou Marc Coma.

Sur le Dakar, la poignée d’expériences argentines a été peu fructueuse pour le moment, bien que l’équipage Sergio Gora – Pablo Gomes soit arrivé deux fois à bon port, avec une 45e place au général en 2002. C’est probablement à domicile que la démonstration aura lieu.

En bref…

Population : 39 921 833 hab.
Superficie : 2 766 890 km²
Capitale : Buenos Aires (13 000 000 hab.)
Monnaie : Peso argentin
Langue officielle : espagnol
Villes principales : Cordoba (1 300 000 hab.), Mendoza (1 100 000), Rosario (1 095 000), La Plata (857 800), Tucuman (833 100)

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Plus haut, plus fort

Le Chili, c’est aussi le royaume des superlatifs : on y trouve la chaîne de montagnes la plus longue du monde, avec le plus haut volcan ; et le désert le plus aride de la planète, avec les plus hautes dunes qui puissent exister. Le cadre se prête donc idéalement au rallye le plus dur au monde, qui s’adresse en premier lieu à des aventuriers épris de grands espaces. C’est avec cette démarche que les concurrents se dirigeront vers Valparaiso, où ont déjà fait étape avant eux des baroudeurs comme Jack London, ou encore, dans l’imaginaire d’Hugo Pratt, le célèbre Corto Maltese.

Avant de profiter d'une journée de repos au bord de l’Océan Pacifique, les concurrents auront donc à franchir la Cordillère des Andes. L’obstacle fera peut-être baisser la moyenne de la course. Il laissera surtout à tous des images uniques en mémoire. L’énergie puisée dans ces clichés leur sera en tout cas indispensable au moment de pénétrer dans le désert d’Atacama. L’expérience des dunes y sera au moins autant utile que les aptitudes à la navigation. Pour les champions comme pour les autres, il y a de sérieux risques de perdre des minutes et des heures dans le sable chilien.

Les régions traversées

  • Valparaiso
  • Coquimbo
  • Atacama

 

Un peu d’histoire

le Chili

Long et mince. La physionomie du Chili, dont les limites sont imposées d’un côté par l’océan pacifique, de l’autre par la chaîne andine, en fait un des pays les plus étendus de la planète. Avec 4 300 km du nord au sud (près de 5 400 km de littoral au total !), le Chili n’a pas d’équivalent dans le domaine. En revanche, sa largeur n’excède jamais 349 km et rétrécit même jusqu’à une quinzaine de kilomètres dans le sud. Sur ce territoire filiforme, tous les types de climat sont déclinés, ainsi que tous les reliefs. Du désert d’Atacama, réputé comme le plus aride du globe, au sommet de l’Ojos del Salado, le volcan actif le plus élevé au monde (6 893 m), le Chili offre une palette de paysages complète. Question rencontres, la variété est également de mise : on y croise aussi facilement des lamas que des Manchots empereur !

Le Chili et le sport

Un peu moins roi que chez ses voisins, le football chilien peut revendiquer une troisième place gagnée lors de la Coupe du monde organisée à domicile, en 1962. Les coups d’éclat du club de Colo-Colo, vainqueur de la Copa Libertadores, ou des expatriés en Europe Marcelo Salas et Ivan Zamorano, lui assurent toutefois une bonne réputation.

Sur le terrain de l’olympisme, c’est un duo de tennismen qui a apporté la première médaille d’or au pays, avec Fernando Gonzalez et Nicolas Massu. Un autre tennisman chilien, Marcelo Rios, s’est illustré en devenant le seul joueur à occuper la première place du classement mondial sans avoir jamais remporté un tournoi du Grand Chelem.

En sports mécaniques, c’est sur deux-roues que s’est illustré le plus grand représentant chilien. Enduriste de talent, Carlo De Gavardo a surtout brillé sur le Dakar, où il s’est classé cinq fois dans le Top 10, montant même sur le podium en 2001. Décidé à se convertir à l’auto, il a parallèlement entamé une seconde carrière de team manager. De Gavardo a également montré la voie à un des espoirs de la discipline, vainqueur de la coupe du monde de rallye raid en 2006 en 450cc, Francisco « Chaleco » Lopez.

Sur quatre roues, le prochain Dakar a toutes les chances d’accueillir le pilote le plus complet du pays : Eliseo Salazar, qui a déjà fréquenté les circuits du championnat du monde de F1, du Mans et de l’Indy Car, sévit maintenant sur le championnat chilien de rallye. En attendant le grand rendez-vous…

En bref…

Population : 16 150 000 hab.
Superficie : 756 945 km²
Capitale : Santiago de Chile (4 400 000 hab.)
Monnaie : Peso chilien
Langue officielle : espagnol
Villes principales : Concepcion (1 320 000 hab.), Puente Alto (647 600), Vina del Mar (286 931), Antofagasta (296 905), Valparaiso (275 932)

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Étape 1 - Samedi 3 janvier
Buenos Aires > Santa Rosa

Liaison : 196 km | Spéciale : 371 km | Liaison : 166 km | Total : 733 km

Beaucoup ont entendu parler de la Pampa où l’homme est réputé « rude, mais reste toujours courtois ». Cette première étape donnera l’occasion de découvrir dans la longueur ces vastes plaines. Les concurrents du Dakar n’ont jamais débuté par une spéciale aussi longue. Avec près de 400 km d’une piste roulante, peut-être la plus rapide au programme, il s’agira d’une sérieuse mise en jambes. Ce sera l’occasion pour tous d’affronter une longue journée qui règlera tous les problèmes d’adaptation au décalage horaire.

 

Étape 2 - Dimanche 4 janvier
Santa Rosa > Puerto Madryn

Liaison : 0 km | Spéciale : 237 km | Liaison : 600 km | Total : 837 km

La plus longue étape du rallye ne sera pas nécessairement la plus difficile. Encore faut-il l’aborder avec vigilance, et surtout équipé de la panoplie complète du rallye man. Après une première partie de spéciale plutôt rapide, un avant goût de sable sera proposé. Sur les hors-pistes de cette étape, les copilotes auront tout intérêt à se montrer précis sur leurs caps. Les plus distraits commenceront déjà à « faire des ronds ».

 

Étape 3 - Lundi 5 janvier
Puerto Madryn > Jacobacci

Liaison : 70 km | Spéciale : 616 km | Liaison : 8 km | Total : 694 km

Pour un troisième jour de course, le programme de la spéciale est conséquent, avec plus de 600 km. C’est le signe que les concurrents seront dans le vif du sujet, bien que les grosses difficultés soient encore à venir. L’entrée en Patagonie, qui s’accompagne d’un changement de terrain significatif, nécessitera de nouvelles aptitudes de pilotage. Le paysage est nettement plus vallonné : les adeptes des longues courbes y trouveront leur compte. Ici, on se repère aux lacs qui bordent la piste, environ une dizaine dans la journée, et aux nombreux flamants roses, qui seront les guides privilégiés de l’étape.

 

Étape 4 - Mardi 6 janvier
Jacobacci > Neuquen

Liaison : 4 km | Spéciale : 459 km | Liaison : 25 km | Total : 488 km

Au départ de cette étape les passages pierreux solliciteront à plein les bras des motards, alors que les habitués des « oueds » négocieront avec la même délicatesse les « rios » argentins. Puis les premières portions de sable et les nombreux kilomètres de hors-piste raviront les amateurs. Attention, les fautes peuvent commencer à coûter cher : l’expédition vers Neuquen a tout de l’étape piège. En creusant des écarts importants ou pas, les favoris pourraient commencer à se montrer, et à dessiner une hiérarchie durable.

 

Étape 5 - Mercredi 7 janvier
Neuquen > San Rafael

Liaison : 173 km | Spéciale : 506 km | Liaison : 84 km | Total : 763 km

Le test majeur de la première semaine de course se joue peut-être sur le chemin de San Rafael. Le kilométrage important obligera à garder un niveau de concentration constant. Les pilotes seront aussi confrontés à de vrais passages de dunes, dont un cordon de près de vingt kilomètres. De longs passages en hors piste alterneront avec des parties beaucoup plus techniques, dans les remontées de « rios ». Au niveau visuel, la Cordillère occupe l’horizon, mais les flâneries seront proscrites : une arrivée trop tardive au bivouac laisse toujours des traces.

 

Étape 6 - Jeudi 8 janvier
San Rafael > Mendoza

Liaison : 76 km | Spéciale : 395 km | Liaison : 154 km | Total : 625 km

Le programme du jour est à nouveau chargé en franchissements, puisqu’en début de spéciale, il faudra rouler sur une soixantaine de kilomètres de dunes. Le tracé redevient roulant dans la deuxième partie, mais les concurrents pourraient bien être ralentis par un large gué, qu’il faudra négocier dans les règles de l’art pour éviter un bain prolongé. En arrivant à Mendoza, le rallye pénètre dans les contreforts du massif andin.

 

Étape 7 - Vendredi 9 janvier
Mendoza (ARG) > Valparaiso (CHL)

Liaison : 80 km | Spéciale : 419 km | Liaison : 317 km | Total : 816 km

La variété des terrains et des paysages, donnée constante du Dakar 2009, se manifeste encore sur cette étape, où au-delà du changement de pays, la plupart des concurrents feront connaissance avec la Cordillère des Andes. Avant de s’y mesurer, ils devront se défaire d’une série de dunes, et d’une séance de fesh-fesh strictement identique à celui du Sahara, mais que les habitants de la région appellent le guadal. Côté montagne, il s’agira de l’unique spéciale comportant des passages à 3 000 mètres, sur des pistes techniques, qui laisseront quelquefois l’occasion d’adresser un clin d’œil à l’Aconcagua, le point culminant des Andes (6 959 m). Puis, les concurrents passeront la frontière en liaison pour rejoindre la mer à Valparaiso.

 

Étape 8 - Dimanche 11 janvier
Valparaiso > La Serena

Liaison : 245 km | Spéciale : 294 km | Liaison : 113 km | Total : 652 km

Après une journée de repos sur les bords de l’Océan Pacifique, une reprise en douceur a été programmée. Sur les pistes de moyenne montagne, les as du volant devraient pouvoir prendre la parole. Les experts du placement de la voiture, de la trajectoire et du gros freinage ont un coup à jouer. Mais pour les leaders du rallye, il y a certainement plus à perdre qu’à gagner sur cette étape.

 

Étape 9 - Lundi 12 janvier
La Serena > Copiapo

Liaison : 88 km | Spéciale : 449 km | Liaison : 0 km | Total : 537 km

Nous sommes dans le premier acte d’une trilogie décisive. La réputation du désert de l’Atacama, présenté comme le plus aride du monde, pourra être éprouvée par les concurrents. Ceux qui espèrent y trouver beaucoup de dunes seront comblés. Mais ils seront aussi généreusement servis en cailloux. Cette étape porte la signature du Dakar 2009, avec des changements de terrains nombreux. Le positionnement des difficultés, avec de longues portions de dunes dans le final, imposera aux pilotes de garder leurs forces. Il faudra à la fois faire preuve de polyvalence et d’un sens aigüe de la gestion de l’effort.

 

Étape 10 - Mardi 13 janvier
Copiapo > Copiapo

Liaison : 20 km | Spéciale : 666 km | Liaison : 0 km | Total : 686 km

La spéciale du jour est tout simplement la plus longue et la plus difficile du rallye. Comme la veille, c’est en fin de journée que les concurrents aborderont une série de dunes d'une centaine de kilomètres. Et dans ce domaine, même les meilleurs spécialistes éprouveront un sentiment de nouveauté. Les dunes chiliennes sont de véritables montagnes de sable dont il faut apprendre à escalader et dévaler les flancs, sur plus d’un kilomètre. Autre inconnue : avec les grandes chaleurs qui séviront sur la région, personne ne connaît avec précision le comportement du sable. Quoi qu'il en soit, garder sa lucidité jusqu’au bout sera impératif.

 

Étape 11 - Mercredi 14 janvier
Copiapo > Fiambala

Liaison : 20 km | Spéciale : 215 km | Liaison : 445 km | Total : 680 km

Sur l’étape la plus majestueuse du rallye, l’application des copilotes sera au centre des enjeux. Les véhicules quittent le matin l’Océan Pacifique, pour mettre le cap sur la frontière. Entre temps, il faudra constamment faire des choix sur les vallées à emprunter. Le retour en Argentine se fera dans un cadre enchanteur, au Paso San Francisco, à près de 4 700 mètres d’altitude. Pour clôturer cette longue « journée des couleurs », la liaison mènera les concurrents dans un décor de sable aux airs mauritaniens. Si le hasard s'en mêle, le rallye pourrait même y faire l’expérience de « l’hiver bolivien », un phénomène rare qui provoque parfois des chutes de neige, en plein été !

 

Étape 12 - Jeudi 15 janvier
Fiambala > La Rioja

Liaison : 4 km | Spéciale : 253 km | Liaison : 261 km | Total : 518 km

En matière de franchissement, la spéciale du jour est un concentré de technique. Plusieurs types de dunes se présenteront, y compris les très redoutées « dunes blanches ». À trois jours de l’arrivée, cette étape peut bouleverser la hiérarchie, spécialement parce que les véhicules d’assistance n’ont pas accès au bivouac de Fiambala. La règle absolue, c’est encore de savoir économiser sa machine.

 

Étape 13 - Vendredi 16 janvier
La Rioja > Cordoba

Liaison : 161 km | Spéciale : 545 km | Liaison : 47 km | Total : 753 km

Après les milliers de kilomètres avalés, cette avant-dernière étape constitue un défi physique de premier ordre. Pour les pilotes de pointe, il faudra y tenir ses positions, tandis que les amateurs auront à se préserver de l’excès de confiance. Les erreurs pourraient laisser des souvenirs amers, puisque ce sera la journée des cactus. Au bivouac, les médecins devraient jouer de la pince à épiler. Enfin, pour les experts du rallye traditionnel, certaines routes font partie du patrimoine de la manche de coupe du monde qui se déroule chaque année à Cordoba. Ici, les aficionados garantissent une grande fête populaire.

 

Étape 14 - Samedi 17 janvier
Cordoba > Buenos Aires

Liaison : 224 km | Spéciale : 227 km | Liaison : 341 km | Total : 792 km

L’aventure a débuté dans la Pampa. Après avoir exploré deux véritables états-continents, les concurrents retrouveront un type de paysages familier. Sur ces longues pistes roulantes, la concentration reste de mise. Ceux qui arriveront classés à Buenos Aires auront achevé la boucle la plus impressionnante jamais réalisée en rallye raid. Et ils resteront à jamais les premiers.

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