ANDRIEUX Bernard - FRA - 06/08/1943

Bernard Andrieux : « Il se dégageait une telle force et une telle solidarité de la caravane que je ne l’oublierai jamais… »

Depuis quelques années, Bernard Andrieux mange un pain très noir sur le Dakar. L’homme d’affaires a dû abandonner trois fois de suite à cause de problèmes mécaniques et d’une violente sortie de piste sur un proto Nissan mal fiabilisé. Le sentiment de frustration qui l’envahit chaque année est de plus en plus difficile à supporter. Car l’homme n’est pas un néophyte. Il a même terminé plusieurs fois le Dakar à de belles places, notamment à la 26ème position lors de l’édition qui amenait les coureurs au Cap, après avoir traversé toute l’Afrique du nord au sud. En voulant grappiller les quelques places qui le séparaient du Top 20, le pilote de Bourges s’est mis à courir sur des prototypes de plus en plus pointus et donc difficiles à préparer. Cette année, il s’est décidé à changer de voiture sur le Dakar et a même racheté son ancien prototype Toyota pour augmenter ses chances de rejoindre le Sénégal sans casse. Depuis sa première participation à un rallye raid, en 1990, au rallye des Pharaons, Bernard Andrieux s’est pris de passion pour les grandes étendues désertiques. Il a découvert dans cet univers une formidable « soupape de décompression » qui lui permet de décrocher d’un métier très prenant. Même si aujourd’hui il ne travaille plus autant, pas question pour Marc Andrieux de se priver de désert. Dans son aventure, il embarquera encore une fois son co-pilote, Marc Aivazian. Ce boulanger du sud de la France est devenu un grand connaisseur du Dakar qu’il a couru quatre fois à moto et autant de fois en voitures. Aujourd’hui, il se consacre à la navigation qui est redevenue primordiale sur le Dakar. Un aspect qui n’est pas pour déplaire à Marc Avaizian dont la science du désert n’est plus à démontrer. Après avoir déjà vu de nombreuses fois l’arrivée, les deux hommes comptent bien cette année mettre fin à la mauvaise passe qu’ils traversent en ralliant les rives du Lac Rose. Sans se traîner et sans présomption…